Ce 28 juin 2019, l’Union Francophone pour les Cannabinoïdes en Médecine (UFCM) organise son colloque annuel à l’Université de Pharmacie de Strasbourg. Événement devenu incontournable dans le domaine de l’usage médical du cannabis, il met à l’honneur plusieurs spécialistes internationaux. Cette année, le colloque conviait notamment le docteur Vincenzo Micale de l’Université Mazaryk (République Tchèque) ou des personnalités comme Véronique Lettre patiente et fondatrice d’une clinique au Québec.

A cette occasion, le Collectif Alternative pour le cannabis à visée thérapeutique (collectif ACT) a présenté ses observations suite à la publication ce vendredi 28 juin par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé des dernières conclusions du Comité Scientifique.

Le Collectif ACT salue un travail engagé de l’Agence Nationale du Médicament et des Produits de Santé et du Comité Scientifique en particulier ainsi que des personnalités qui y ont contribué. L’exercice de démocratie sanitaire auquel s’est prêté l’autorité est un exemple en termes de transparence, de participation pluridisciplinaire et de sérieux.

En revanche, comme il a déjà eu l’occasion de le souligner, le collectif s’inquiète du caractère particulièrement restrictif de l’expérimentation.

Bertrand Rambaud ajoute « Nous regrettons que les conclusions finales publiées par l’Agence du médicament n’aient pas été modifiées en substance après les remarques et observations nombreuses portées à sa connaissance lors des auditions du 26 juin. On a l’impression que les patients ont parlé dans le vide. »

D’expérimentation d’envergure nationale, le projet s’apparente davantage à un essai clinique. Les conditions sont plus strictes qu’à l’initial : ainsi, le fait de répondre à l’une des pathologies de la liste des indications n’est pas suffisant, il faut désormais justifier d’un « soulagement insuffisant ou d’une mauvaise tolérance (effets indésirable) des thérapeutiques médicamenteuses ou non accessibles et notamment des spécialités à base de cannabis ou de cannabinoïdes déjà disponibles en tenant compte des
recommandations de bonnes pratiques
. »

Si le cadre de l’expérimentation n’a pas évolué de manière significative et qu’il souffre de limites, elle reste un projet que nous soutenons et que nous continuerons de soutenir.